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Formation permaculture : concevez votre projet en 2 semaines

Qu’est-ce que la permaculture ? Comprendre une méthode avant de se lancer

Le mot est partout : sur les réseaux sociaux, dans les rayons librairie, sur l’étiquette de fermes qui vendent leurs légumes en circuit court. Mais derrière le mot « permaculture », beaucoup d’idées reçues circulent, certains y voient une philosophie de vie, d’autres une technique de jardinage, d’autres encore un simple argument marketing. En réalité, la permaculture est une méthode de conception précise, avec une éthique, des principes et des outils qui s’apprennent. Voici de quoi y voir clair et savoir si c’est fait pour votre projet.

La permaculture, une définition simple

La permaculture (« permanent agriculture » puis « permanent culture ») est une approche de conception de systèmes agricoles et humains qui s’inspire du fonctionnement des écosystèmes naturels. Développée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren, elle part d’un constat : les écosystèmes naturels sont productifs, résilients et ne nécessitent (presque) aucun intrant extérieur. L’objectif est de concevoir des jardins, des fermes ou des lieux de vie qui fonctionnent selon la même logique.

Ce n’est donc pas une technique de culture parmi d’autres (comme le maraîchage sur sol vivant ou l’agroforesterie), mais un cadre de conception dans lequel ces techniques viennent s’insérer.

Les 3 piliers éthiques de la permaculture

Toute démarche permacole repose sur 3 principes éthiques fondateurs :

  • Prendre soin de la terre : préserver et régénérer les sols, l’eau, la biodiversité.
  • Prendre soin des humains : concevoir des systèmes qui répondent aux besoins réels des personnes qui les habitent ou les exploitent.
  • Partager équitablement : redistribuer les surplus, limiter le gaspillage, poser des limites à la consommation.

Ces 3 piliers ne sont pas de simples slogans : ils orientent concrètement les choix techniques faits sur le terrain, du plan de plantation à la gestion de l’eau.

Les grands principes de conception

Au-delà de l’éthique, la permaculture s’appuie sur des principes de conception concrets, popularisés notamment par David Holmgren. Parmi les plus structurants :

  • Observer avant d’agir : comprendre un site (climat, sol, relief, ressources en eau) avant toute intervention.
  • Valoriser chaque ressource : eau de pluie, matière organique, déchets verts deviennent des ressources plutôt que des contraintes.
  • Créer des connexions utiles : chaque élément du système (une mare, une haie, un poulailler) doit remplir plusieurs fonctions et interagir avec les autres.
  • Favoriser la diversité : plus un système est diversifié, plus il est résilient face aux aléas climatiques ou sanitaires.
  • Utiliser les bordures et valoriser le marginal : les zones de transition (lisières, bords de mare) sont souvent les plus productives.

C’est cette logique de conception globale, et non une liste de « trucs et astuces », qui distingue la permaculture d’un simple jardinage naturel.

Permaculture et agriculture : un vrai levier de transformation

Pour un exploitant agricole ou un porteur de projet d’installation, la permaculture n’est pas qu’une question de potager. Appliquée à l’échelle d’une exploitation, elle permet de repenser :

  • l’implantation des cultures et leur association (pour limiter les besoins en intrants) ;
  • la gestion de l’eau et du sol (paillage, BRF, buttes permanentes) ;
  • la place de la biodiversité fonctionnelle (auxiliaires, plantes hôtes, haies) ;
  • l’organisation générale du site pour réduire les déplacements et l’énergie dépensée.

C’est précisément là que beaucoup de porteurs de projet buttent : les principes sont clairs sur le papier, mais leur traduction en un plan d’exploitation concret demande une méthode de conception structurée, ce qui s’apprend difficilement seul, à travers des lectures ou des vidéos. D’où l’importance de se former à la permaculture.

Pourquoi une formation change tout

Beaucoup de personnes découvrent la permaculture en autodidacte, ce qui est une excellente porte d’entrée pour comprendre la philosophie générale. Mais concevoir un vrai projet agricole permacole demande d’aller plus loin :

  • savoir utiliser une méthode de design (comme la méthode Vobredim) pour transformer une idée en plan opérationnel ;
  • s’exercer sur le terrain, pas seulement en théorie ;
  • confronter son projet à des exploitations permacoles existantes ;
  • être accompagné par une équipe pédagogique capable de challenger le projet avant qu’il ne coûte du temps et de l’argent sur le terrain.

Se former à la permaculture avec le CNPH-Piverdière

Le CNPH-Piverdière, centre de formation en horticulture à La Ménitré (Maine-et-Loire), propose une formation courte et certifiante, Conduire un projet en permaculture, conçue pour transformer une intention en projet concret :

  • 2 semaines (70 heures) en présentiel, alternant théorie, travaux pratiques et visites de fermes permacoles ;
  • apprentissage de la méthode Vobredim pour designer son propre projet ;
  • éligible au Compte Personnel de Formation (CPF) ;
  • accessible aux agriculteurs en activité comme aux porteurs de projet d’installation.

Vous venez avec le plan ou les photos de votre parcelle : vous repartez avec un projet travaillé, pas une simple liste de bonnes intentions.

👉 Découvrir le programme complet

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recrutement@cnph-piverdiere.fr
07 78 42 01 40


Questions fréquentes sur la permaculture

La permaculture est-elle une technique agricole ? Non, c’est une méthode de conception globale, inspirée des écosystèmes naturels, qui s’appuie sur une éthique et des principes de design. Des techniques comme le paillage, les buttes ou l’agroforesterie viennent ensuite s’y intégrer.

Peut-on appliquer la permaculture à une exploitation agricole professionnelle ? Oui. De nombreux agriculteurs adaptent tout ou partie de leur exploitation aux principes permacoles pour réduire les intrants, améliorer la résilience de leur système et valoriser les ressources disponibles sur place.

Faut-il une formation pour se lancer en permaculture ? Ce n’est pas obligatoire pour un jardin personnel, mais c’est fortement recommandé pour un projet agricole professionnel : une méthode de conception permet d’éviter des erreurs coûteuses en temps et en argent.

Comment se former à la permaculture en France avec un financement CPF ? Plusieurs centres proposent des formations éligibles au CPF. Le CNPH-Piverdière, à La Ménitré (49), propose une formation de 70 heures enregistrée au RNCP, accessible aux agriculteurs comme aux porteurs de projet.

👉 Me renseigner sur la formation permaculture du CNPH-Piverdière

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